La réhabilitation lourde au service du renouvellement urbain

Le Programme National pour la Rénovation Urbaine (PNRU) lancé par l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) implique tous les partenaires de l’urbanisme : collectivités territoriales, services de l’État, bailleurs sociaux, associations et locataires.

Au cours des 10 dernières années, près de 500 quartiers ont ainsi été réhabilités, pour permettre à 4 millions d’habitants d’accéder à un meilleur confort, à des conditions de vie améliorées et des quartiers plus dynamiques.

Dans l’arsenal pour la réalisation de tels projets, Rénovalis est la solution polyvalente par excellence. Ce qui a valu à Eiffage Construction d’être sélectionnée en 2014 pour la rénovation-requalification entreprise sur le 40 Galerie de l’Arlequin à Grenoble par la Société Dauphinoise de l’Habitat (SDH).

Intégrée dans le programme de la convention signée en 2008 entre l’ANRU, la ville de Grenoble, et les bailleurs sociaux concernés, l’opération s’inscrit dans le cadre du vaste projet de renouvellement urbain des Villeneuve de Grenoble et Échirolles.

 

Le quartier de la Villeneuve à Grenoble Ancienne façade du 40 Galerie de l'Arlequin
 

Grenoble : programme de renouvellement urbain du quartier de la Villeneuve

Réalisé à partir de 1970, le quartier de la Villeneuve est situé au Sud de Grenoble. La galerie de l’Arlequin constitue la partie Ouest de l’ensemble. Une vaste galerie piétonne couverte dessert les rez-de-chaussée des immeubles.

Malgré divers travaux de réhabilitation menés dans les années 1990-2000, le bâti avait vieilli et n’était plus adapté aux mutations sociologiques. Le quartier a connu le départ de nombreux habitants et fermetures de commerces.

Les immeubles des 40 (SDH) et 50 (Actis) Galerie de l’Arlequin ont donc été restructurés et réhabilités, dans le respect de leurs qualités d’origine, afin de créer des unités résidentielles de plus petite taille, indépendantes, mieux isolées et plus accessibles.

Les travaux prévoyaient de :

  • rénover entièrement les façades pour améliorer l’isolation des logements et réduire de manière significative la facture énergétique ;
  • segmenter les immeubles existants grâce à l’ajout de nouvelles cages d’ascenseurs et d’escaliers, débouchant sur des halls fermés au rez-de-chaussée ;
  • réaménager certains logements, ne correspondant plus aux besoins actuels, à l’occasion de la création des nouvelles montées.

 

Vue du chantier de la Galerie de l'Arlequin de le quartier de la Villeneuve à Grenoble Vue du chantier du 40 Galerie de l'Arlequin
 

Mise en œuvre de Rénovalis sur le 40 Galerie de l’Arlequin

Eiffage Construction a traité 11 500 m² de surface habitable, répartis sur 154 logements sur 14 niveaux, desservis par 6 coursives horizontales, le tout en site occupé.

Les façades composées d’aluminium et de matériaux composites amiantés n’assurant plus un niveau d’isolation thermique et phonique suffisant, il a été décidé de poser sur la structure porteuse 300 panneaux Panobloc®, constitués d’un treillis de lames de bois croisées et décalées, préfabriqués en usine par Techniwood, avec remplissage isolant ignifugée et menuiseries extérieures.

La pose des panneaux s’est déroulée en 3 étapes :

  1. pose de la double façade intérieure, confinement et dépose de la façade amiantée ;
  2. déconfinement, pose et réglage des panneaux et des joints, pose des joints d’étanchéité, dépose de la protection intérieure ;
  3. pose des habillages périphériques intérieurs, peinture intérieure et nettoyage.

La mise en place des panneaux s’est fait de bas en haut au rythme de trois panneaux par jour. Une grue à tour de 45 m de flèche a assuré le levage des panneaux, une nacelle de 18 m de portée sur bi-mats permet le positionnement final et la mise en place des fixations.

Elle fut également utilisée au préalable pour les opérations de désamiantage, puis pour l’approvisionnement des châssis PVC des loggias.

 

Détail d'un élément Panobloc® Pose de l'élément Panobloc® en façade
 

Les clés d'une réhabilitation réussie

Organisation, logistique et relationnel avec les occupants ont conditionné la réussite de ce projet très complexe. À la satisfaction d'Alexandre Carneiro, chargé d'opération de la société Perform Habitat, agissant pour le compte de SDH :

Quels étaient les différents aspects de ce projet ?

Outre la réhabilitation thermique du bâtiment, nous avons profité de ce chantier pour reconfigurer les accès aux logements en créant deux montées bien distinctes.

Cela a entraîné d'importants travaux de gros œuvre à l'intérieur même de l'ouvrage avec, notamment, la création d'une issue de secours et l'apposition sur le pignon de l'immeuble d'une structure métallique accueillant deux ascenseurs et un escalier.

Enfin, une quarantaine de logements vacants ont été refaits à neuf afin d'attirer des familles de catégorie sociale plus élevée.

Un dossier multi facettes donc, difficile à organiser...

Nous étions face à une opération très délicate à gérer, non seulement quant à son organisation mais aussi sur le plan social, celle-ci étant en effet menée en site occupé dans un quartier dit « sensible ».

La réussite du projet reposait donc sur une préparation sans faille des travaux alliée à une concertation de tous les instants avec les locataires.

Mais tout s'est déroulé sans problème grâce au recrutement par SDH et Eiffage Construction de deux personnes chargées d'expliquer le déroulement des travaux aux occupants, d'obtenir les autorisations pour pénétrer dans les appartements et d'organiser les interventions.

Les gens se sont sentis parfaitement « sécurisés »... et jamais personne n'a bloqué sa porte à l'arrivée des équipes travaux !

Le changement des panneaux de façade était symbolique de la complexité de ce projet. Comment avez-vous procédé ?

L'isolation par l'extérieur a été l'une des parties les plus compliquées à gérer aux niveaux technique, logistique et méthodologique.

En effet, chaque panneau à remplacer demandait l'intervention quasi simultanée de multiples corps d'état. Les chauffagistes et les électriciens avaient pour mission d'ôter les radiateurs et les équipements électriques en place, tandis que les façadiers installaient dans la foulée une paroi provisoire à un mètre en retrait dans les appartements qui demeuraient occupés.

Une fois les lieux sécurisés, le bloc façade et les éléments amiantés rattachés pouvaient alors être déposés et remplacés par un équivalent en bois préfabriqué.

Tout devait s'enchaîner parfaitement pour tenir le rythme de 3 à 4 jours ouvrés – hors finitions – prévu pour chaque « rotation ».

Avec le recul, comment jugez-vous la conduite de cette réhabilitation ?

Personnellement, je trouve que le projet réalisé à l'Arlequin est une opération particulièrement bien menée, tant en ce qui concerne le volume des travaux effectués que leur gestion proprement dite. Je tiens à saluer le professionnalisme, la qualité d'écoute et la disponibilité des équipes d'Eiffage Construction que nous avons eues en face de nous.

Elles ont également su gérer l'environnement social délicat de ce chantier, qu'il s'agisse du recrutement en insertion de jeunes de la résidence que du souci de minimiser l'impact des travaux sur les locataires.

 

Façade de la colonne d'ascenseur Hall A du 40 Galerie de l'Arlequin
 

Crédit photos : Pierre Berne Architectes et associés

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